Le réacteur RBMK (Russe : Reaktor Bolshoy Moshchnosti Kanalniy) est un réacteur utilisant de l’eau pour générer de l’électricité pour la production industrielle et également de plutonium (sert dans la fabrication de certaines armes nucléaires).
En effet de l’eau froide est réchauffée par le noyau du réacteur (elle sert également comme refroidisseur de celui-ci) modéré ici par le graphite. L’eau brûlante passe par des tubes et la vapeur dégagée circule jusqu’à des turbines. Ces turbines génèrent de l’électricité.
La vapeur d’eau est ensuite refroidie : elle se condense et repart vers le cœur de noyau.
C’est un cycle permettant de limiter au maximum les pertes de l’eau et l’utilisation de peu d’eau et le graphite ont permis aux soviétiques de réduire les coûts de ce réacteur de grande capacité ( 1500 mW alors que le plus puissant est en production/construction avec 1600 mW).
Pourtant ce réacteur avait des défaillances :
- Système d’urgence lent
- Graphite (carbone) comme modérateur le rend inflammable lorsque la température augmente rapidement
- Coefficient de vide positif ce qui entraîne le risque d’un auto-emballement potentiel du réacteur
- Normes non respectées lors de la construction de la centrale
- Dirigée par une personne non qualifiée depuis 1970 : Viktor Petrovich Brioukhanov (ingénieur en thermodynamique non spécialiste du nucléaire)
- 1983 « acte de mise en exploitation expérimentale » signée, alors que « toutes les vérifications n’avaient pas étés achevées ».
- enceinte de confinement inexistante
Après l’accident :
· En 2010, il reste 11 réacteurs RBMK en activité et un en construction : 5 à Koursk (dont un en construction), 4 à Sosnovy Bor, 3 à Smolensk.
· Les RBMK actuels utilisent un combustible enrichi à 2,4 %, ce qui rend moins dangereuse l'utilisation du graphite comme modérateur.